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Différence entre droit objectif et droit subjectif

Le droit est un domaine complexe et c’est pourquoi il est toujours important d’évoquer les sujets qu’il comprend afin de mieux aider tout individu à le comprendre et à le cadrer dans la vie quotidienne.

Le droit a deux sens essentiels

Le droit est une notion, qui dans un premier sens organise la vie en société et dans un second sens renvoie à la définition du statut des personnes le constituent et à la réglementation des relations qui s’établissent entre elles. Il est donc possible de distinguer ces deux notions dont :

  • Le droit compris comme un ensemble de règles.
  • Les droits compris comme les facultés des personnes à faire valoir leur position.

Les deux sens essentiels du droit correspondent à deux dimensions, dont la dimension objective qui définit les règles qui cadrent la vie en commun des hommes. Il y a également ce qu’on appelle la dimension subjective qui permet de donner à une personne des droits ou des prérogatives.

Le droit objectif

Le droit existe nécessairement pour une simple raison. Il permet en effet de cadrer la vie en société vu qu’il harmonise les rapports sociaux et prévoit les solutions dans le but de régler les litiges qui peuvent éventuellement apparaître. Pour être objectif, il est indispensable des règles qui vont s’appliquer à tous et convenir à la majorité des citoyens, et ce, que ce soit par nécessité ou par prudence. Le droit objectif est donc formé par des règles établies par les hommes pour les hommes. Ici l’objectivité fait référence à deux choses, dont la clarté de ces règles, et leur formalisme, mais aucunement à l’idée qu’elles soient immuables et incontestables, car notons que les lois aussi évoluent. Ceci dit, le droit objectif peut différer d’un pays à un autre ou d’une structure à une autre.

Concrètement, le droit objectif a pour but de délimiter la part de liberté et de contrainte de chacun des individus tout en déterminant ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, afin de rendre la vie sociale  possible et de la rendre aussi paisible. Pour régir son fonctionnement et bien organiser les relations des individus qui la composent, chaque société doit ainsi établir obligatoirement des règles.

Le droit subjectif

À part les autorisés et les interdits, une autre signification du droit mérite d’être reconnue. Concrètement, le droit subjectif est celui qui permet à tous les individus de se prévaloir de quelques dispositions dans leurs relations avec les autres personnes. Les droits de la personne s’examinent suivant les situations vu qu’il existe différents droits subjectifs comme :

  • Le droit de vote.
  • Le droit de propriété.
  • Le droit de grève et bien d’autres encore.

Ces droits émanent de manière générale des lois, mais comme vous pouvez le constater, ils ont une application directe et liée à l’individu qui souhaite s’en prévaloir non à la généralité de tous les individus, la preuve, l’interdiction de voler s’applique à tout individu alors que :

  • Un enfant n’a pas le droit de vote.
  • Un militaire n’a pas le droit de grève.

Combien coûte réellement un avocat ?

Les salaires d’un avocat sont l’une des grandes parties des frais du tribunal. Sachez que ses honoraires varient d’un spécialiste à un autre car ses professionnels peuvent fixer librement leurs tarifs en fonction de plusieurs critères. Mais, ils doivent respecter certaines règles afin d’éviter les abus.

La détermination du montant de la rémunération d’un avocat

Les méthodes de fixation des tarifs d’un avocat sont prévues par l’article 72 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991. Il confère aux avocats de fixer leurs propres honoraires, de manière consensuelle avec le client c’est-à-dire que l’avocat doit avoir l’accord du client par rapport au prix fixé. Donc, vous avez le droit de négocier les tarifs et de consulter d’autres professionnels si le prix de celui-ci ne vous convient pas. Il est préférable aussi d’invoquer la discussion concernant les honoraires dès votre premier rendez-vous avec l’avocat. Pour bien déterminer la rémunération d’un avocat, il faut prendre en compte : les revenus du client, la complexité de l’affaire, l’expérience de l’avocat et autres. Une fois le montant fixé, vous devez demander immédiatement une convention d’honoraires qui est un acte précisant le tarif convenu et signée par les deux parties (avocat et client). Dans le besoin, elle peut être considérée comme une preuve de l’accord. Il est également important de faire les prix de votre prestation en mode toutes taxes afin d’éviter la confusion.

Le tarif d’un avocat du droit civil et celui d’un pénaliste

Il est primordial de faire la distinction entre le droit civil et le droit pénal. Le premier concerne les conflits entre les personnes physiques et/ou morales. Quant au second, il punit les différentes infractions du droit privé. Tout cela entraîne aussi la divergence de la nature des sanctions. Une affaire traitée au civil peut causer l’exécution d’une obligation et le paiement d’une réparation à la partie adverse. Tandis qu’une affaire pénale donne lieu à une réclusion, un emprisonnement et une amende. C’est pour cette raison que les tarifs varient en fonction de la spécialité de l’avocat. Par exemple, s’il s’agit d’un dossier jugé au sein du tribunal de Grande instance, le coût peut aller de 2000 à 3000 euros. Alors que le coût d’une instruction criminelle avec une constitution d’une partie civile peut aller jusqu’à 6000 euros, à cause de l’existence des tarifs annexes. Notons qu’en général, il existe trois catégories de tarification :

  • Les honoraires forfaitaires
  • Les honoraires au temps passé
  • Les honoraires au résultat

La contestation des honoraires facturés par un avocat

Si vous pensez que votre avocat vous demande d’autres sommes d’argent non prévues dans la convention, vous avez le droit de contester ses factures auprès du bâtonnier de l’ordre des avocats par le biais d’une lettre recommandée avec un accusé de réception. S’il ne statue pas sur le litige dans un délai de quatre mois, vous aurez un mois pour saisir le premier président de la cour d’appel. Mais lorsque le bâtonnier est favorable à votre réclamation, vous devez confirmer cette décision auprès du tribunal de grande instance afin d’obtenir un véritable jugement. Sachez que le bâtonnier n’a pas le pouvoir de modifier le prix fixé dans une convention d’honoraires. Par exemple, le réduire.